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L'aveu de la faute : quel enjeu ?

L'aveu de la faute : quel enjeu ?

 

Que faire de l’aveu de la faute ?

Dans ses premiers écrits Foucault (1975; 1974) rattache l’aveu aux techniques de domination. Il l’aborde comme un instrument qui culpabilise et ancre dans les consciences l’impératif de la contrainte sociale. Dans ses derniers écrits (1981), le « second Foucault » est plus attentif à la manière dont les individus se sauvent ; il ne les réduit plus à des sujets dominés, il les regarde aussi comme des êtres de volonté qui cherchent, au-delà des contraintes, à se gouverner eux-mêmes. L’aveu apparaît alors comme un moyen d’imposer sa vérité et de reconstruire ses rapports à autrui. Ce type d’aveu n’est plus un instrument de domination ; c’est une offre de réconciliation et de partage des savoirs. 

Mal faire dire vrai, quand l’aveu gêne

« Mais qui êtes-vous Monsieur Kerviel ? » on garde en mémoire le questionnement du président de la onzième chambre correctionnelle de Paris lors de la première phase du procès du jeune trader de la Société Générale. Pourquoi fallait-il connaître l’homme Jérôme Kerviel, alors que la perte de presque 5 milliards est d’une gravité folle ? Le « second Foucault » (1981) dans l’un de ses derniers cours intitulé « mal faire, dire vrai » apporte une explication : « le sujet avouant est un encombrant personnage, qui dit toujours un peu plus, ou un peu autre chose, que ce que l’on attend de lui ». …
Source: RH Info

 
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